Sac seau : tout le détail!

Ehé la compagnie ! How are you !

Alors pour ne pas changer, je ne reviens pas avec de la couture (ça serait trop simple de respecter ce que je dis..^^), mais avec de la maroquinerie !

Je ne montre presque rien de ce que je fais en cours sur le blog, ce n’est pas l’envie qui m’en manque (non non, pas non plus la flemme..quoique^^) mais il s’avère que quelques opérations sont difficilement réalisables sans machinerie lourde (je pense notamment à une refendeuse, c’est une machine qui désépaissit le cuir et une pareuse, une machine qui désépaissit les marges de coutures et évite d’avoir des épaisseurs disgracieuses) (et difficilement supprimables de la fabrication également) et que j’ai plus peur de vous « frustrer » en vous montrant des choses que vous ne pouvez pas forcément  faire chez vous.

 

Après, en choisissant un cuir adapté à un projet précis, il est quand même possible de faire de très jolies choses. Des blogueuses tentent et je suis vraiment admirative, parce que le cuir en autodidacte, c’est quand même pas facile ! Et elles font des supers trucs !

Alors à la base de ce sac seau, il y a la prof qui nous a demandé de faire un cabas tout simple (quand je dis « tout simple » c’est parce que le montage est simple, pas parce que je le fais sans difficulté, nuance^^), qui à la fin donné ceci :

Pendant tout le long de la fabrication, je voyais ces deux anses en tissu épais qui étaaieeeent si LAAAIDESS  et mon cuir si BEEEAUUUU!! J’ai tout tenté auprès de la prof pour ne pas avoir à faire la dernière piqure et ainsi mettre d’autre anses, parce que ce sac, je le voyais déjà en parfait petit sac seau (j’ai énormément de difficultés à associer un tissu avec un patron par exemple, alors que je VOIS (de la même famille que « vision » !) mon sac seau, il m’était impossible de me dire que je l’avais sous la main et qu’il m’avait échappé parce que ma professeure ne voulait pas respecter mon génie créatif.

Spoiler : elle n’en avait rien à battre de mon génie créatif !

Du coup, le sac est resté attendre quelques jours/semaines sur le côté de ma table à l’école et quand j’ai su que apparemment je pouvais dépiquer le haut sans que ce soit une galère sans nom pour repiquer, me suis dit bingo !

Avant de commencer, autant vous dire que j’aurais pu le refaire de A à Z plutôt que de le pimper, ça n’aurait pas été plus long.

(Mais j’aimais trop mon cuir, et surtout je ne savais pas du tout ça en le pimpant…).

Donc d’abord, j’ai commencé par tout découdre. La doublure était en alcantara bleu, j’étais pas fan, mais le gros souci c’est qu’elle était vraiment trop petite pour mon cabas et que je m’étais galéré en tirant sur la doublure pour que ça corresponde, mais c’était vraiment du bricolage. Du coup, je me suis décidé à refaire une doublure avec poche intégrée (ah non, ce n’est pas si long de refaire une doublure et une poche, ce qu’il l’est plus, c’est de comprendre et de faire un gabarit aux bonnes mesures).

Après, je me suis dit que j’allais mettre des petits clous de fond. Alors, honnêtement ils ne servent à rien, parce que quand je pose le sac, c’est pas assez rigide…mais ça je l’ignorais aussi ! (ce sac est un condensé de boulettes les unes après les autres, mais sans faire la 1ère de la classe, « toutes mes erreurs m’apprennent beaucoup » ! et même si y a une boulette particulièrement con, je l’aime d’amouuuuuuur !)

 

Du coup, j’ai pris un emporte pièce, je l’ai mis sur mon fond de sac…et BAM LE DRAME ! J’ai malencontreusement fait un trou sur le haut en même temps…aha la loose, je m’en suis rendue compte bien plus tard, je n’ai pas senti du tout une autre épaisseur de cuir sous mon maillet…

 

Après, je me suis mise à la fabrication de l’anse avec ses deux enchapes de côté, cousu à la main sur le sac. C’est le travail le plus LOOOONG que j’ai jamais fait pour une pièce de cette taille. J’ai passé des heures (si si) pour deux enchappes de 3 cm. Et c’est clairement ce genre de longueurs passé sur une pièce qui fait réfléchir à comment je pourrais m’éviter cette torture prochainement sur un sac et qu’il soit toujours aussi mignon ? (Vous verrez plus tard que je suis repartie sur un sac avec enchape…mais j’apprends rien de mes erreurs ou quoi ??!!)

Après, j’ai préparé l’anse, plus simple, mais assez long car j’ai choisi une technique de sellerie (le bord franc joli) alors que j’aurai pu partir sur une technique de maroquinerie et que ce soit plus rapide.

Mais j’aime bien l’anse, même si l’astiquage (le travail des bords francs en bords tout doux) est vraiment perfectible.

 

Ensuite j’ai monté ma doublure bord à bord avec le bord d’en haut (ici pas de retourné).

 

Et voilà donc mon premier sac (bon, je vous mens, c’est le deuxième, mais le premier, c’est un sac en cuir…de PISCIIIINE !!) (mais si vous savez, les sacs Adidas, Nike qu’on utilisait y a 15 ans pour aller au sport) (oui c’est ça, les sacs trop laidsss !!!) (qu’on se le dise, en cuir, ça n’améliore toujours pas le produit…).

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10 réflexions au sujet de « Sac seau : tout le détail! »

  1. Ton sac est absolument superbe, il n’y a pas d’autres mots !!! Je trouve ça très chouette de voir toutes ces différentes étapes, c’est hyper instructif. Bravo également pour ces enchapes cousues main !!! Mon dieu, quel travail !!!

  2. Wo, comme c’est chouette!! J’adore la matière/couleur choisie pour l’intérieur – Carolet, y’a pas à dire, ça gère!!

    • Mince, cette histoire avec le Carolet, c’est que ça a tellement pris que je ne suis pas sure de qui se cache derrière l’anonyme! Si c’était ma chère Lucilet, il y’aurait « mon petit » avant^^
      Alors je suis dans le doute!

  3. Superbe ! Quel travail ! Je ne pensais pas que le cuir était « aussi compliqué » à travaillé. j’aimerai beaucoup me faire un petit sac comme celui-ci. penses-tu que ce soit réalisable avec une machine à coudre classique ? et surtout ou trouver du cuir aussi joli que celui-ci ?!

    • A vrai dire, peut être que je me mets des barrières parce que j’ai appris en formation à le travailler comme ça et que sinon ça ne me parait pas assez « fini », et que pleins de gens font de la maroquinerie sans machine pour cuir.
      Après, il faut quand même rester dans un cuir fin pour coudre avec une machine classique (j’ai fait du cuir moyen avec ma machine normale, et j’avais trop peur pour ma machine!) (à tort peut être)
      Sur Paris, Mando et Chadefeaux pour les peaux par exemple

    • Oh merci 😉
      je vous en refait un très vite, j’ai pas droit au portable en classe, mais je filoute un peu 😉

    • merci;)).
      Le pire, c’est que je l’ai fait en décembre, et je l’aime toujours, mais je commence à le trouver tout simple mnt, j’ai envie d’un grand modèle!

Au plaisir de vous lire!